T’as passé des centaines d’heures sur tes jeux préférés, tu connais des strats que même les pros ignorent, et quelqu’un t’a dit un jour que tu « gaspillais ton temps » à jouer ? Bonne nouvelle : cette personne avait tort. Et aujourd’hui, on va le prouver chiffres à l’appui.
Parce que franchement, le streaming c’est cool — mais c’est aussi une voie ultra-compétitive où tu peux bosser pendant deux ans pour… zéro abonnés payants. Et la plupart des articles qu’on trouve sur le sujet te donnent exactement les mêmes conseils : « lance-toi sur Twitch », « poste sur YouTube ». Super original. Merci.
Ici, on va parler d’autre chose. De 5 façons concrètes de gagner de l’argent avec le gaming que la majorité des gens n’exploite même pas — et qui fonctionnent vraiment, sans avoir besoin de 50 000 abonnés ni d’une carte graphique à 1 500 €. Alors, prêt·e à transformer tes heures de jeu en quelque chose de tangible ?
Vendre ses compétences en jeu : le coaching gaming, c’est pour toi aussi
Le marché du coaching en France : plus grand qu’on ne le croit
Laisse-moi te poser une question directe : est-ce que t’es vraiment bon dans un jeu ? Pas juste « correct » — mais genre, est-ce que tes amis te demandent des conseils, est-ce que tu termines dans les classements top 5 %, est-ce que tu comprends des mécaniques que la plupart des joueurs ignorent ? Si la réponse est oui à au moins deux de ces questions, alors tu pourrais vendre du coaching.
Le coaching gaming, c’est un marché qui explose en ce moment. Sur des plateformes comme Gamer Sensei ou Fiverr, des coachs sur Valorant, League of Legends, Rocket League ou même FIFA facturent entre 15 et 80 € de l’heure. Et crois-moi, les gens paient sans sourciller quand ils veulent vraiment progresser.
Le truc, c’est que le coaching ne demande pas d’être le meilleur joueur du monde. Il demande d’être meilleur que ton élève et de savoir expliquer les choses clairement. C’est souvent plus rare qu’on le croit.
Comment débuter concrètement sans réseau ni réputation
Commence par définir ton jeu de prédilection et ton niveau. Si t’es Diamant sur LoL ou Platine sur Valorant, t’as déjà de quoi coacher les joueurs Or, Argent et Bronze — ce qui représente la majorité de la base de joueurs. Ensuite, crée un profil sur ProGuides ou Gamer Sensei, mais aussi directement sur Malt qui est très utilisé en France pour les freelances.
Pour tes premières sessions, propose-toi à 10–15 € de l’heure pour accumuler des avis. Après 5 à 10 sessions positives, tu pourras monter tes tarifs sans problème. Et si t’as du mal à te vendre au début, publie quelques conseils gratuits sur les subreddits dédiés à ton jeu — c’est comme ça que tu crées ta réputation avant même d’avoir un site. Une session de coaching, ça se fait via Discord avec un screen share. Zéro investissement matériel. Vraiment.
Astuce testée : enregistre tes sessions avec l’accord du client (via OBS Studio, gratuit) et propose-lui la vidéo annotée en bonus. Ça fait une vraie différence perçue et ça justifie un tarif plus élevé.
Les jeux les plus rentables à coacher en ce moment
Jeu | Tarif moyen /heure | Demande | Difficulté à coacher |
|---|---|---|---|
League of Legends | 20–50 € | Très haute | Modérée |
Valorant | 15–40 € | Haute | Faible |
Rocket League | 20–60 € | Moyenne | Modérée |
FIFA / EA FC | 10–30 € | Haute | Faible |
Fortnite | 10–25 € | Moyenne | Faible |
Créer et vendre du contenu écrit : la voie du rédacteur gaming freelance
Pourquoi les guides et articles rapportent vraiment de l’argent
Chaque jour, des millions de joueurs cherchent des guides, des build guides, des tierlists, des walkthroughs. Et derrière chaque article qui apparaît sur Google, y’a quelqu’un qui a été payé pour l’écrire. Ce quelqu’un, ça pourrait être toi — surtout si t’as une vraie connaissance du jeu et que t’es capable d’écrire de façon claire.
Des sites comme Millenium, Jeuxvideo.com ou encore des blogs indépendants sur des jeux de niche recrutent régulièrement des rédacteurs freelance. Les tarifs varient beaucoup — de 30 € à 150 € par article selon la longueur et la complexité — mais c’est un revenu réel pour quelques heures de travail. Et puis, entre nous, si t’as déjà passé 40 heures sur un RPG, rédiger un guide complet dessus c’est pas vraiment du « travail » au sens pénible du terme. C’est mettre en mots ce que tu sais déjà par cœur.
Se lancer comme freelance : les premières étapes
La première étape, c’est de créer des exemples de ton travail — même gratuits. Ouvre un compte Medium ou un blog sur WordPress.com, et publie 2–3 guides sur des jeux que tu maîtrises. Ça te sert de portfolio. Ensuite, candidate sur Malt ou directement par email aux rédactions gaming françaises. La plateforme Textbroker permet aussi de démarrer sans portfolio, même si les tarifs y sont plus bas — utilise-la comme tremplin, pas comme destination finale.
Une astuce que peu de gens utilisent : cherche les jeux ou genres peu couverts en français. Si t’es fan d’un jeu de niche — un JRPG obscur, un sim de gestion, un tactical RPG — la concurrence est quasi nulle. T’es souvent le seul francophone à écrire dessus, et ça peut te positionner comme référence rapidement.
Créer son propre blog gaming pour une rentabilité long terme
C’est plus long à rentabiliser, mais un blog gaming bien optimisé pour le SEO peut devenir une vraie rente. Via Google AdSense, le programme d’affiliation Amazon.fr (parfait pour recommander des périphériques et des jeux), ou des partenariats directs avec des éditeurs. Un blog qui génère 30 000 visites par mois peut rapporter entre 300 et 900 € mensuels en passif — sans créer de vidéo, sans streamer, sans montrer ta tronche.
Revendre, flipper et chiner : le marché de l’occasion gaming
Comment fonctionne le flipping de jeux vidéo
Le flipping, t’en as peut-être entendu parler pour les sneakers ou les cartes Pokémon. Mais dans le gaming « classique » — cartouches rétro, consoles vintage, jeux en édition limitée — c’est un marché qui tourne vraiment bien. Le principe est simple : acheter bas, revendre plus cher. La compétence clé, c’est de savoir reconnaître la valeur d’un objet avant les autres.
Tiens, l’autre jour j’ai vu passer une annonce sur Leboncoin : un lot de jeux SNES à 30 €, dont une cartouche de Secret of Mana en parfait état. Cette cartouche seule vaut entre 60 et 100 € sur eBay. Le reste du lot était vendu avec. C’est ça, le flipping gaming : avoir les bons réflexes au bon moment. Pour développer ces réflexes, le site PriceCharting te donne les cotes de marché de presque n’importe quel jeu rétro en temps réel — consulte-le avant chaque achat, systématiquement.
Où acheter et où revendre pour maximiser les marges
Pour acheter : Leboncoin reste le meilleur terrain de chasse en France, surtout dans les petites villes où les vendeurs ne connaissent pas les vraies valeurs. Les vide-greniers (trouve les dates sur vide-greniers.org) sont aussi une mine d’or. Et les groupes Facebook de liquidation de stocks — parfois des particuliers qui vident des caves entières à prix sacrifiés.
Pour revendre : eBay offre les meilleurs prix mais prend des commissions. Vinted est gratuit pour le vendeur mais moins adapté aux jeux vidéo. Rakuten (ex-PriceMinister) reste populaire pour les jeux. Et pour les items rares ou de collection, des groupes Discord et Reddit spécialisés peuvent t’amener des acheteurs prêts à payer le juste prix sans négociation.
Les items les plus rentables à flipper
Concentre-toi sur les jeux SNES/NES en cartouche en bon état, les jeux PS1 avec boîte et notice (surtout les RPG), les éditions limitées récentes complètes, et les consoles portables rétro comme la Game Boy ou la GBA. Les figurines Amiibo rares et les cartes Pokémon holographiques première édition ont aussi des marges incroyables si tu sais les identifier. Ce dernier segment mérite carrément un article à lui seul.
Organiser des événements et tournois : devenir le pilier de ta communauté locale
Pourquoi les tournois locaux rapportent concrètement
T’as peut-être l’impression que les tournois gaming, c’est réservé aux grands événements sponsorisés avec des prize pools de folie. Faux. En France, des dizaines de petits tournois locaux se tiennent chaque semaine dans des bars, des médiathèques, des salles associatives — et les organisateurs se rémunèrent souvent très bien pour ça. Via les droits d’entrée (généralement 5 à 15 € par participant), les partenariats locaux, les subventions associatives, et parfois la vente de nourriture ou boissons si l’événement est privé.
L’avantage des tournois gaming sur des sports classiques, c’est l’infrastructure légère. T’as besoin d’une salle avec du courant, de quelques écrans et consoles (que les joueurs peuvent amener eux-mêmes), et d’un logiciel de gestion de brackets comme Challonge — gratuit. Le budget de départ peut être quasi nul si t’as le réseau.
Comment monter ton premier événement de A à Z
Commence petit. Vraiment petit. Un tournoi de 16 à 32 joueurs sur un jeu que tu connais bien, dans un lieu que tu peux obtenir gratuitement (association, médiathèque, back-room d’un bar local). Pour communiquer, un serveur Discord dédié et des publications dans les groupes Facebook de ta ville font souvent des miracles. Crée l’affiche avec Canva en 20 minutes.
Pour les droits d’entrée, 5 à 10 € par joueur est un bon point de départ. Sur 24 joueurs à 8 € chacun, t’as 192 € de recettes brutes. Retire les éventuels frais de salle, le prize pool (que tu peux garder symbolique au début), et tu gardes une marge raisonnable. Ajoute un partenariat avec une boutique gaming locale ou une épicerie qui te fournit des boissons contre visibilité, et le modèle tient vraiment.
Scaler vers des événements plus grands et des partenariats
Après quelques événements réussis, les portes s’ouvrent. Des LAN parties de 50 à 100 personnes, des partenariats avec des marques gaming (Razer, HyperX et Red Bull ont des programmes pour les organisateurs indépendants), ou même la création d’une association Loi 1901 qui te donne accès à des subventions culturelles et sportives. Des organisateurs d’événements réguliers en France gagnent entre 300 et 1 500 € net par événement une fois rodés. Et au-delà de l’argent — tu deviens quelqu’un dans ta communauté. Les contacts que ça génère valent souvent autant que la rémunération directe.
Créer des assets gaming : musiques, mods et créations numériques
Le marché méconnu des créations pour streamers et créateurs
Voilà probablement la voie la plus sous-estimée de cet article. Des milliers de streamers, YouTubers et créateurs gaming ont besoin chaque semaine d’assets : overlays pour Twitch, musiques libres de droits pour leurs vidéos, effets sonores personnalisés, logos, packs de sons pour leurs alertes de stream, artwork pour leurs thumbnails… Et ils paient pour ça. Carrément.
Un overlay Twitch personnalisé se vend entre 30 et 150 € sur Fiverr. Un logo gaming, entre 20 et 80 €. Une musique de stream originale, entre 30 et 200 €. Et le truc cool, c’est qu’un asset créé une fois peut être vendu plusieurs fois si tu le proposes en version « licence standard » sur des marketplaces comme Creative Market ou Etsy.
Quelles compétences valoriser dans ce segment
Si tu sais utiliser Photoshop ou même juste Canva à un bon niveau, tu peux créer des overlays et des graphismes. Si t’as des notions de musique ou d’audio, des logiciels comme BandLab (gratuit) ou Ableton te permettent de produire des musiques gaming originales. Et si tu sais coder — même un peu — créer des mods pour des jeux populaires comme Minecraft, Skyrim ou Cities: Skylines peut générer des revenus via Patreon ou via le système de dons de Nexusmods.
Même sans compétence technique particulière, des choses aussi simples que des templates de planning d’entraînement pour gamers, des spreadsheets de suivi de stats, ou des guides PDF bien construits se vendent sur des plateformes comme Gumroad. T’as testé une méthode, tu la mets en forme, tu la vends. Simple.
Comment se lancer sans expérience ni portfolio
Commence par identifier une compétence que t’as déjà (même partielle) et un besoin précis dans la communauté gaming. Crée 2–3 exemples de ton travail — offre-les gratuitement aux streamers de ta connaissance en échange d’un avis sincère. Puis ouvre une boutique sur Etsy ou Gumroad et commence à vendre. Pour cibler les bons acheteurs, rejoins des serveurs Discord de créateurs gaming et poste dans des subreddits comme r/Twitch ou r/gamedev — sois présent là où ton audience traîne déjà.
Le premier vrai défi n’est pas la qualité — c’est la visibilité. Et puis bon… persiste. Les premières ventes mettent souvent quelques semaines à arriver, mais elles arrivent.
Petite note : pour les créations destinées aux streamers, cible en priorité les micro-créateurs (500 à 5 000 abonnés). Ils ont un budget accessible mais un vrai besoin de se professionnaliser — et ils sont beaucoup moins démarchés que les gros streamers.
Alors, par laquelle tu commences ?
T’as maintenant 5 pistes concrètes pour transformer ta passion du gaming en source de revenus — sans avoir besoin de streamer 40 heures par semaine ou d’attirer 100 000 followers. Le coaching si t’as un niveau solide sur un jeu, la rédaction si t’aimes expliquer et écrire, le flipping si t’as le flair du chineur, l’organisation d’événements si t’aimes rassembler les gens, et la création d’assets si t’as une fibre créative. Chacune de ces voies demande du travail — mais aucune ne demande un budget de départ fou ni une notoriété préexistante.
Mon conseil ? Choisis une seule option parmi les cinq — celle qui correspond le mieux à ce que t’aimes vraiment faire — et teste-la pendant 30 jours sérieusement avant d’en juger les résultats. Le gaming t’a appris la persévérance. Applique-la ici aussi.
Et si jamais tu veux qu’on creuse un de ces sujets en détail, dis-le en commentaire. On est là pour ça.
