La technique du « snowball » vs « avalanche » pour vos dettes

Bon, soyons honnêtes deux secondes. Si tu lis cet article, c’est probablement parce que tu croules sous les dettes et que tu cherches LA solution miracle pour t’en sortir. Spoiler alert : il n’y a pas de baguette magique. Mais (et c’est un gros « mais »), il existe deux stratégies ultra-efficaces qui ont fait leurs preuves pour des milliers de personnes : la méthode snowball (boule de neige) et la méthode avalanche.

Illustration comparant les méthodes snowball et avalanche pour rembourser ses dettes

Attends, avant que tu te dises « encore des termes compliqués », laisse-moi te rassurer. Ces deux techniques sont en fait hyper simples à comprendre et à appliquer. La vraie question, c’est : laquelle est faite pour TOI ? Parce que oui, ce qui fonctionne pour ton pote Jean-Michel qui a remboursé ses 15 000 € de crédits ne sera peut-être pas la meilleure option pour ta situation.

Dans ce guide, on va décortiquer ensemble ces deux approches, voir leurs avantages et inconvénients, et surtout t’aider à choisir celle qui va te permettre de respirer enfin financièrement. Prêt à reprendre le contrôle ? C’est parti.

C’est quoi exactement la méthode snowball et la méthode avalanche ?

La technique snowball : l’effet boule de neige psychologique

Alors, la méthode snowball (ou boule de neige en français), c’est assez visuel comme concept. Tu te souviens quand t’étais gosse et que tu faisais une petite boule de neige en haut d’une pente ? Plus elle roule, plus elle grossit, et bientôt t’as une énorme boule qui dévale la montagne. Eh bien, c’est exactement le principe ici, mais avec ton argent.

Voilà comment ça marche concrètement : tu listes toutes tes dettes (crédit conso, carte de crédit, prêt étudiant, découvert, tout) et tu les classes de la plus petite à la plus grosse, peu importe les taux d’intérêt. Ensuite, tu paies le minimum sur toutes tes dettes, sauf sur la plus petite où tu balances tout l’argent supplémentaire que tu peux. Une fois cette première dette liquidée (et crois-moi, ça arrive plus vite que tu ne le crois), tu prends tout l’argent que tu mettais dessus et tu l’ajoutes au paiement minimum de la deuxième plus petite dette. Et ainsi de suite.

Genre, imagine : tu as 500 € de dette sur ta carte Auchan, 2 000 € chez Cetelem et 8 000 € de prêt auto. Avec le snowball, tu t’attaques d’abord aux 500 € d’Auchan. Mettons que tu peux dégager 300 € par mois au total pour rembourser tes dettes. Tu mets 50 € sur Cetelem, 50 € sur le prêt auto (les minimums), et 200 € sur Auchan. Boom, en 2-3 mois, Auchan est out. Maintenant, tu prends ces 200 € et tu les ajoutes aux 50 € de Cetelem = 250 € par mois sur cette dette. Tu vois le truc ? L’effet boule de neige qui grossit à chaque dette remboursée.

La méthode avalanche : l’approche mathématiquement optimale

Bon, maintenant parlons de la méthode avalanche. Si le snowball joue sur le mental, l’avalanche joue sur le portefeuille. Le principe ? Tu classes tes dettes de la plus haute à la plus basse en fonction des taux d’intérêt, pas des montants. Et tu t’attaques en priorité à celle qui te coûte le plus cher.

C’est la stratégie que les conseillers financiers adorent parce que mathématiquement, c’est celle qui te fera économiser le plus d’argent en intérêts. Point. Si t’as une carte de crédit à 19 % d’intérêt et un prêt perso à 5 %, tu dégommes d’abord la carte, même si elle représente un plus gros montant que le prêt perso.

Reprenons l’exemple d’avant, mais avec les taux. Disons que ta carte Auchan (500 €) est à 12 %, Cetelem (2 000 €) à 8 %, et ton prêt auto (8 000 €) à 18 %. Avec la méthode avalanche, tu commences par le prêt auto à 18 %, pas par les petits 500 € d’Auchan. Tu paies les minimums sur les deux autres dettes et tu balances tout le reste sur celle à 18 %.

D’ailleurs, petite calculette rapide : sur un remboursement de 3 ans avec des intérêts composés, la différence entre les deux méthodes peut représenter plusieurs centaines d’euros économisés. Pas mal, non ?

Les vrais objectifs derrière chaque approche

Attends, tu te demandes sûrement pourquoi on a deux méthodes différentes si une est « meilleure » mathématiquement. En fait, c’est là toute la nuance : ces deux techniques ne visent pas exactement le même objectif, même si le résultat final (plus de dettes) est identique.

Le snowball, c’est un peu comme un coach sportif qui te fait commencer par des pompes sur les genoux avant de passer aux vraies. L’objectif ? Te donner des victoires rapides pour maintenir ta motivation. Parce que rembourser ses dettes, c’est un marathon, pas un sprint. Et psychologiquement, barrer une dette de ta liste tous les 2-3 mois, ça fait un bien fou au moral. Tu vois ces petits montants disparaître et ça te donne envie de continuer. C’est prouvé scientifiquement : les petites récompenses régulières nous motivent plus que les grosses récompenses lointaines.

L’avalanche, elle, c’est pour les esprits rationnels qui trouvent leur motivation dans les chiffres. Son objectif ? Minimiser le coût total de ton endettement. Si tu es du genre à checker tes comptes tous les jours et à calculer au centime près combien tu économises en intérêts, cette méthode va te parler. Elle te fait sortir de l’endettement plus vite (en termes de temps réel) et moins cher.

Tiens, une analogie : c’est un peu comme choisir entre perdre du poids rapidement avec un régime strict (avalanche) ou adopter des petites habitudes durables qui donnent des résultats progressifs (snowball). Les deux fonctionnent, mais selon ta personnalité, l’une sera plus facile à tenir sur la durée.

Quelle technique me fera économiser le plus d’argent ?

L’avalanche gagne mathématiquement à tous les coups

Bon, soyons cash : si on parle purement d’euros économisés, la méthode avalanche écrase le snowball. Y’a même pas débat. Pourquoi ? Parce que tu t’attaques immédiatement aux dettes qui te pompent le plus de fric en intérêts chaque mois. C’est des maths pures et dures.

Imagine que tu as 10 000 € de dettes totales réparties sur 4 crédits avec des taux entre 5 % et 20 %. Avec la méthode avalanche, en ciblant direct le 20 %, tu fais disparaître cette saignée d’intérêts beaucoup plus vite. Chaque mois, tu paies moins d’intérêts globalement, ce qui veut dire que plus de ton argent va vraiment dans le remboursement du capital. C’est un cercle vertueux.

Genre, des études américaines (oui, ils sont obsédés par ces questions-là) ont montré que selon la composition de tes dettes, tu peux économiser entre 200 € et 2 000 € en intérêts en choisissant l’avalanche plutôt que le snowball. Ça dépend évidemment de l’écart entre tes taux d’intérêt. Plus l’écart est grand, plus l’avalanche est avantageuse financièrement.

Mais le snowball peut te faire économiser… indirectement

Attends, j’y repense. Il y a un truc qu’on oublie souvent dans l’équation : ton comportement. Parce que la meilleure méthode du monde ne sert à rien si tu l’abandonnes au bout de 3 mois, frustré de ne voir aucun progrès concret. Et c’est là que le snowball peut devenir gagnant « indirectement ».

Des recherches en finance comportementale (notamment une étude de la Kellogg School of Management) ont prouvé que les gens qui utilisent la méthode snowball ont 33 % plus de chances de tenir leur plan de remboursement jusqu’au bout. Pourquoi ? Parce que voir disparaître des dettes de ta liste, même petites, libère de la dopamine dans ton cerveau. Oui oui, littéralement. C’est le même effet que de cocher des trucs sur une to-do list.

Du coup, même si mathématiquement tu perds quelques centaines d’euros en intérêts, si ça te permet d’aller au bout du processus au lieu d’abandonner et de rester endetté pendant des années supplémentaires… bah finalement, t’économises quand même plus. C’est l’économie indirecte : éviter les frais de retard, les pénalités, les intérêts composés qui s’accumulent sur des années parce que t’as lâché l’affaire.

Le tableau comparatif qui tue (exemple concret)

Bon, parce que les mots c’est bien, mais un exemple chiffré c’est mieux, voici un tableau avec une situation typique. On prend Thomas, 32 ans, qui a accumulé 15 000 € de dettes :

Dette
Montant
Taux d’intérêt
Paiement min. mensuel
Ordre snowball
Ordre avalanche
Carte Auchan
800 €
15 %
50 €
1 (plus petite)
3
Crédit Cetelem
3 500 €
19 %
120 €
3
1 (taux le + élevé)
Prêt auto Cofidis
6 200 €
8 %
180 €
4
4
Découvert bancaire
1 500 €
12 %
80 €
2
2

Thomas peut mettre 600 € par mois au total pour rembourser ses dettes (430 € de minimums + 170 € supplémentaires).

Avec le snowball : Thomas rembourse tout en 31 mois et paie environ 2 100 € d’intérêts totaux. Il voit sa première dette (800 € Auchan) disparaître en 5 mois. Moral au top, il tient le cap.

Avec l’avalanche : Thomas rembourse tout en 28 mois et paie environ 1 750 € d’intérêts totaux. Il économise donc 350 € et finit 3 mois plus tôt. Mais… sa première victoire (éliminer complètement une dette) arrive seulement au bout de 9 mois, quand il liquide le Cetelem. Plus dur mentalement.

Tu vois la différence ? 350 € et 3 mois, c’est significatif. Mais si Thomas craque au 7ème mois avec l’avalanche parce qu’il a l’impression de faire du sur-place, alors qu’il aurait tenu avec le snowball… bah les 350 € d’économies, on s’en fout un peu.

Laquelle est la plus motivante psychologiquement ?

Le snowball : des victoires rapides qui dopent le moral

Alors là, clairement, le snowball c’est le champion toutes catégories de la motivation. Pourquoi ? Parce qu’il comprend un truc fondamental de la nature humaine : on a besoin de voir des résultats concrets et rapides pour rester motivé. C’est pas pour rien que les applis de fitness te font gagner des badges toutes les 5 minutes au début.

Quand tu utilises la méthode snowball, tu vois une dette complète disparaître tous les quelques mois (voire quelques semaines si c’est vraiment de petits montants). Et putain, quel kif de barrer un créancier de ta liste ! C’est comme terminer un niveau dans un jeu vidéo. Tu sens que tu progresses, que t’avances, que c’est pas juste un truc abstrait avec des chiffres qui bougent lentement.

D’ailleurs, j’ai un pote, Kevin (oui, vraiment), qui avait 7 dettes différentes. Sept. Il commençait à déprimer juste en les listant. Il a utilisé le snowball et en 4 mois, il était passé de 7 à 4 dettes. Même si en euros, il avait encore 85 % de son endettement total, psychologiquement il avait l’impression d’avoir déjà fait la moitié du chemin. Ça l’a porté pendant toute la suite du remboursement.

L’avalanche : pour les esprits analytiques (et les patients)

Bon, maintenant l’avalanche. Elle demande un mental d’acier au début. Parce que si ta dette la plus chère en intérêts est aussi la plus grosse en montant, tu vas passer des mois à la grignoter sans voir la fin. Ça peut être décourageant, surtout les 6 premiers mois quand tu regardes ton tableau et que rien n’a vraiment bougé visuellement.

L’avalanche, c’est pour toi si tu es du genre à tracker tes dépenses au centime près sur Bankin’ ou Linxo. Si tu kiffes voir combien d’euros tu économises en intérêts chaque mois grâce à ta stratégie. Si les graphiques avec des courbes descendantes te font vibrer. Genre, il y a des gens qui font des tableurs Excel ultra-détaillés pour calculer leur ratio d’endettement et leur économie d’intérêts mensuelle. Si c’est ton délire, vas-y fonce sur l’avalanche.

Mais soyons honnêtes, cette méthode demande une discipline de fer. Tu dois être capable de tenir le cap pendant potentiellement 8-12 mois avant de sentir une vraie différence. C’est un peu comme s’entraîner pour un marathon : les progrès sont lents, mais le jour où tu finis, tu sais que t’as fait le chemin le plus optimal.

Ce que disent les études comportementales

Tiens, parlons science deux minutes. Il y a eu pas mal de recherches sur le sujet, notamment par des universités américaines (Northwestern, Harvard) qui se sont penchées sur les taux d’abandon des plans de remboursement de dettes.

Les chiffres sont assez clairs : environ 60-65 % des personnes qui choisissent le snowball vont au bout de leur plan de remboursement. Contre seulement 45-50 % pour ceux qui choisissent l’avalanche. C’est énorme comme différence ! On parle de 15 points d’écart. Ça veut dire qu’avec l’avalanche, t’as presque 1 chance sur 2 d’abandonner en cours de route.

Pourquoi cette différence ? Les chercheurs appellent ça « l’effet de gratification différée ». Notre cerveau est câblé pour préférer les petites récompenses immédiates aux grosses récompenses lointaines. C’est la même raison pour laquelle tu graques sur une pizza maintenant plutôt que de tenir ton régime pour perdre 5 kilos dans 3 mois. On est tous comme ça, c’est pas une faiblesse, c’est juste de la biologie.

Du coup, le snowball « hack » ton cerveau en te donnant ces petites victoires qui te font continuer. Même si rationnellement, tu sais que l’avalanche serait « meilleure » financièrement, émotionnellement, le snowball te soutient mieux sur la durée. Et au final, un plan « sous-optimal » que tu termines vaut mieux qu’un plan « optimal » que tu abandonnes.

Comment je choisis entre les deux pour ma situation ?

Personne évaluant son profil psychologique pour choisir une stratégie de remboursement des dettes

Évalue d’abord ton profil psychologique

Bon, première étape, il faut que tu sois honnête avec toi-même. Qui es-tu vraiment quand il s’agit d’argent et de discipline ? Parce que c’est bien beau de vouloir être ultra-rationnel, mais si au fond, t’as besoin de gratification rapide pour tenir sur la durée, bah autant l’accepter direct.

Quelques questions à te poser (et réponds franchement, y’a que toi qui va lire ça) : est-ce que tu tiens tes résolutions plus de 3 mois en général ? Quand tu commences un régime ou une routine sportive, tu persévères ou tu craques après quelques semaines ? Est-ce que tu préfères avoir 100 € maintenant ou 150 € dans 6 mois ? Si tu tends vers l’impatience et le besoin de résultats rapides, le snowball est probablement fait pour toi.

À l’inverse, si tu es du genre à pouvoir tenir un effort sur la durée sans gratification immédiate, si tu as déjà réussi des projets de long terme (économiser pendant 2 ans pour un apport, suivre une formation intensive, etc.), alors l’avalanche ne te posera pas de problème. T’es capable de garder le cap en visualisant le résultat final, même si le chemin est long.

Tiens, un petit test rapide : ouvre ton relevé bancaire des 3 derniers mois. Tu arrives à te rappeler où est passé ton argent ? Tu sais combien tu as dépensé en courses, sorties, shopping ? Si oui, t’es probablement assez rigoureux pour l’avalanche. Si tu découvres des dépenses dont tu t’en rappelles même plus… bah le snowball va être ton allié.

Analyse la composition de tes dettes

Maintenant, deuxième critère super important : la nature de tes dettes. Parce que selon l’écart entre tes taux d’intérêt et la répartition de tes montants, une méthode peut être clairement plus adaptée que l’autre.

Cas 1 : Tes taux d’intérêt sont assez similaires (écart de moins de 5 %) Genre, tu as 3 crédits à 8 %, 10 % et 12 %. Franchement, dans ce cas-là, vas-y fonce sur le snowball sans te poser de questions. La différence d’intérêts que tu vas payer sera vraiment minime (on parle de quelques dizaines d’euros max sur toute la durée), et les bénéfices psychologiques du snowball vont largement compenser. Pas besoin de te prendre la tête avec des calculs compliqués.

Cas 2 : Tu as un ou deux taux d’intérêt astronomiques (18 % et plus) Là, par contre, faut qu’on parle. Si t’as une carte de crédit ou un crédit renouvelable à 18-19 %, cette saloperie te bouffe des centaines d’euros par an en intérêts. Dans ce cas, même si t’es plutôt un profil snowball psychologiquement, je te conseille quand même de commencer par l’avalanche sur cette dette précise. Une fois qu’elle est liquidée (et ça ira plus vite que tu crois si tu mets le paquet dessus), tu peux revenir au snowball pour le reste. C’est un compromis intelligent.

Cas 3 : Tu as beaucoup de petites dettes éparpillées Genre 7-8 dettes de 300 à 1 500 € chacune. Là, c’est du pain béni pour le snowball. Tu vas pouvoir en dégommer 3-4 dans les premiers 6 mois, et le boost de motivation va être énorme. Même si certaines ont des taux un peu plus élevés, l’effet psychologique de voir ton nombre de dettes fondre va valoir largement les quelques euros supplémentaires d’intérêts.

Les outils en ligne pour calculer ta meilleure option

Bon, si t’es encore indécis après tout ça, y’a des outils gratuits qui peuvent t’aider à trancher. Parce que même si j’essaie de vulgariser, les calculs d’intérêts composés, c’est quand même un peu chiant à faire à la main.

Il existe des calculateurs en ligne super pratiques (en anglais souvent, mais intuitifs) :

  • Unbury.me : mon préféré, tu rentres toutes tes dettes et il te montre la différence exacte entre snowball et avalanche (temps et argent économisé)
  • Debt Payoff Planner : plus visuel, avec des graphiques qui montrent ta progression mois par mois
  • Pour les francophones purs et durs, MeilleurTaux propose aussi des simulateurs de remboursement de crédits

Tu rentres tes montants, tes taux, tes paiements mensuels, et hop, tu vois direct la différence entre les deux méthodes. Genre, si le calculateur te dit que l’avalanche te fait économiser 50 € et 2 semaines… franchement, va sur le snowball et économise-toi le stress. Mais s’il te dit que c’est 800 € et 6 mois de différence, là il faut réfléchir sérieusement.

Et puis bon, ces outils te permettent aussi de visualiser concrètement ta progression future. Ça fait du bien de voir un planning qui te dit « dans 18 mois, tu auras fini ». Ça rend l’objectif moins abstrait, plus tangible. Je te conseille vraiment d’en tester un ou deux, ça prend 10 minutes et ça peut changer ta stratégie.

Est-ce que je peux combiner les deux méthodes ?

L’approche hybride : le meilleur des deux mondes

Alors là, on arrive sur quelque chose dont personne ne parle assez : pourquoi choisir quand tu peux mixer ? Ouais, c’est tout à fait possible de créer ta propre stratégie hybride qui prend le meilleur du snowball et de l’avalanche. Et franchement, pour beaucoup de situations, c’est même la solution idéale.

Voilà comment ça pourrait marcher : tu commences par identifier les dettes qui ont un taux d’intérêt vraiment abusé (on va dire 15 % et plus). Ces dettes-là, tu les traites en mode avalanche, peu importe leur montant. Parce que sérieux, payer 15-20 % d’intérêts, c’est jeter de l’argent par les fenêtres. Une fois ces sangsues liquidées, tu bascules sur le snowball pour le reste, en attaquant de la plus petite à la plus grosse.

Genre, imagine : t’as une carte de crédit à 19 % (2 500 €), un prêt perso à 6 % (5 000 €), et trois petites dettes entre 300 et 800 € à des taux entre 8 et 12 %. Stratégie hybride : tu dégommes d’abord la carte à 19 % (avalanche), puis tu enchaînes sur les trois petites dettes dans l’ordre croissant (snowball), et tu finis avec le gros prêt à 6 %. Boom, tu as tué la dette la plus chère en intérêts ET tu te donnes des victoires rapides après.

Les règles personnalisées qui fonctionnent

Tiens, d’ailleurs, certaines personnes créent carrément leurs propres règles. J’ai une lectrice, Sophie, qui m’avait écrit pour me raconter sa technique. Elle faisait un mix basé sur un système de points. Chaque dette recevait des points selon plusieurs critères :

  • Montant (de 1 à 5 points, 1 = plus petit)
  • Taux d’intérêt (de 1 à 5 points, 5 = plus élevé)
  • Impact psychologique (1 à 3 points selon si c’était une dette « honteuse » type découvert ou une dette « neutre » type prêt auto)

Elle additionnait les points et attaquait la dette avec le plus gros score. C’est un peu tarabiscoté comme approche, mais ça marchait pour elle parce que ça correspondait à SA logique personnelle.

Une autre stratégie hybride qui marche bien : la règle du 50/30/20. Tu mets 50 % de ton budget dettes sur la méthode avalanche (taux les plus élevés), 30 % sur le snowball (plus petits montants), et tu gardes 20 % en « fonds d’urgence pour dettes » que tu peux balancer sur n’importe quelle dette selon ton humeur du mois. Ça te donne un équilibre entre optimisation financière et flexibilité psychologique.

Savoir ajuster en cours de route

Bon, et puis il faut que je te dise un truc important : rien ne t’oblige à tenir la même stratégie du début à la fin. C’est pas gravé dans le marbre. Si tu commences avec l’avalanche et qu’au bout de 5 mois tu sens que tu perds la motivation, rien ne t’empêche de switcher sur le snowball. Ou l’inverse.

D’ailleurs, un pattern que je vois souvent (et qui est hyper malin) : les gens démarrent en mode snowball pour se faire la main et prendre confiance. Ils éliminent 2-3 petites dettes rapidement, genre en 3-4 mois. Ça leur donne un boost de dopamine et de confiance en eux. Et ensuite, une fois qu’ils sont lancés et qu’ils ont chopé le rythme, ils passent en mode avalanche pour optimiser la suite.

C’est comme à la salle de sport. Au début, tu fais des exos faciles pour prendre l’habitude et kiffer tes premières séances. Puis au bout de quelques mois, quand t’es motivé et régulier, tu commences à vraiment optimiser ton programme pour de meilleurs résultats. Même principe ici.

L’autre astuce, c’est de faire des points d’étape. Tous les 3-6 mois, tu prends 30 minutes pour analyser où t’en es. Combien de dettes te reste-t-il ? Quels sont les taux ? Comment tu te sens mentalement ? Et tu ajustes ta stratégie si besoin. C’est pas un échec de changer de méthode, au contraire, c’est de l’intelligence situationnelle. Tu t’adaptes à ta réalité du moment.

Quelles erreurs éviter quand on rembourse ses dettes ?

Erreur #1 : Ne payer que les minimums partout

Bon alors ça, c’est l’erreur classique que font 90 % des gens. Tu te dis « Bon, je paie mes 50 € par mois sur chacun de mes 5 crédits et voilà ». Sauf que… en faisant ça, tu vas mettre littéralement des décennies à t’en sortir et payer des milliers d’euros d’intérêts.

Les minimums, c’est une arnaque légale. Les banques et organismes de crédit calculent ces montants pour que tu rembourses le plus lentement possible. Comme ça, tu paies un maximum d’intérêts sur un maximum de temps. Genre, sur une dette de 3 000 € à 15 % avec des minimums de 75 € par mois, tu mettras… 5 ans à rembourser. Et tu auras payé près de 1 500 € d’intérêts. C’est délirant.

Le principe de base, que tu fasses snowball ou avalanche, c’est : minimum sur toutes les dettes sauf une. Sur cette dette ciblée (la plus petite en snowball, la plus chère en avalanche), tu balances TOUT ce que tu peux au-dessus du minimum. Même 20 € de plus font une différence. Si t’arrives à dégager 100-150 € supplémentaires, c’est encore mieux. L’idée, c’est de concentrer ton feu.

Erreur #2 : Ignorer les dettes cachées ou « moins graves »

Attends, sois honnête avec moi deux secondes. Quand t’as fait la liste de tes dettes pour choisir ta méthode, t’as bien inclus TOUTES tes dettes ? Même le découvert autorisé ? Même les 200 € que tu dois à ta sœur ? Même le crédit PayPal pour ton MacBook ? Parce que là, c’est fou le nombre de gens qui « oublient » certaines dettes.

Le souci avec les dettes informelles (genre l’argent que t’as emprunté à ta mère) ou les petits découverts, c’est qu’on a tendance à les minimiser. « Ouais mais ça c’est pas pareil, c’est ma mère, elle va pas me poursuivre ». Peut-être, mais ça reste une dette. Et psychologiquement, tant que c’est là, ça pèse. En plus, le découvert bancaire, même « autorisé », coûte souvent hyper cher en frais (genre 8 % par trimestre, fais le calcul annualisé…).

Donc règle numéro 1 : fais une liste exhaustive. Tout, absolument tout. Les crédits classiques, le découvert, l’argent dû aux proches, les échéances PayPal, les abonnements avec paiement différé, tout. Et traite les dettes aux proches avec le même sérieux que les dettes bancaires. Parce que perdre une relation familiale pour une histoire d’argent, c’est quand même con.

Erreur #3 : Continuer à s’endetter pendant qu’on rembourse

Là, on touche un point sensible. Parce que oui, il y a des gens qui se lancent à fond dans un plan snowball ou avalanche et qui… continuent à sortir leur carte de crédit pour des achats non-essentiels. C’est comme essayer de vider une baignoire avec une cuillère pendant que le robinet coule. Ça sert à rien.

Pendant ta phase de remboursement de dettes, tu dois adopter une règle stricte : pas de nouvelle dette (sauf vraie urgence vitale). Ça veut dire :

  • Tu coupes tes cartes de crédit. Littéralement. Avec des ciseaux. Ou tu les congèles dans un bloc de glace (technique que j’ai vue sur TikTok et qui marche apparemment super bien psychologiquement).
  • Tu supprimes les infos de paiement enregistrées sur Amazon, Fnac, et tous ces sites où t’achètes en 1-click.
  • Tu désactives les options de crédit type PayPal en 4 fois, Klarna, et toutes ces saloperies qui te font croire que « c’est pas grave, c’est juste 4 petits paiements ».
  • Tu passes en liquide pour tes dépenses du quotidien (courses, sorties, etc.). Ça te force à visualiser l’argent qui part.

Genre, c’est dur à entendre, mais pendant 12-24 mois, tu adoptes un mode de vie cash-only autant que possible. Oui, c’est contraignant. Oui, tes potes vont peut-être te charrier parce que tu sors des billets au restau. Mais au moins, tu ne creuses pas le trou pendant que tu essaies d’en sortir.

Les autres pièges classiques à connaître

Bon, je te fais une petite liste rapide des autres conneries que j’ai vues (ou faites moi-même, faut bien l’avouer) :

Sous-estimer l’importance d’un budget : Tu peux pas rembourser tes dettes efficacement si tu sais pas où va ton argent. Point. Prends une appli type Bankin’, YNAB ou même un tableur Excel basique, et traque tes dépenses pendant 2 mois. Tu vas halluciner de voir où partent tes euros.

Négliger ton fonds d’urgence : Alors oui, c’est tentant de balancer chaque euro dans le remboursement de dettes. Mais si tu fais ça et qu’un pépin arrive (réparation voiture, frais médicaux, machine à laver qui claque), tu vas devoir… te réendetter. Garde minimum 500-1000 € de côté avant de t’attaquer férocement à tes dettes. C’est ton coussin de sécurité.

Vouloir aller trop vite : Genre tu décides de vivre avec 200 € par mois pour tout balancer dans tes dettes. Bah… tu vas tenir 6 semaines max avant de craquer et de faire une crise de boulimie d’achats. Sois ambitieux mais réaliste. Si tu peux dégager 300 € par mois au-dessus de tes minimums, c’est déjà énorme. Pas besoin de te flageller.

Ignorer les possibilités de négociation : Peu de gens le savent, mais tu peux négocier avec tes créanciers. Surtout si t’as été un bon payeur jusqu’ici. Appelle ta banque, explique que tu as un plan de remboursement solide, et demande une baisse du taux d’intérêt ou un rééchelonnement. Ça marche pas toujours, mais quand ça marche, tu peux gratter 2-3 points de taux. Sur 5 000 €, ça fait plusieurs centaines d’euros économisés.

Combien de temps ça va vraiment me prendre ?

Illustration montrant les facteurs qui influencent la durée de remboursement des dettes

Les facteurs qui déterminent ta durée de remboursement

Bon, la question à 1000 euros : en combien de temps tu vas être libre de dettes ? Alors déjà, ça dépend de tellement de trucs qu’il est impossible de te donner une réponse universelle. Mais on va essayer de dégrossir ensemble.

Premier facteur évident : le montant total de tes dettes. C’est pas pareil de rembourser 3 000 € ou 30 000 €, ça va de soi. Mais c’est pas le seul critère, loin de là. J’ai vu des gens avec 20 000 € de dettes s’en sortir en 2 ans, et d’autres avec 8 000 € mettre 4 ans. La différence ? Leur capacité de remboursement mensuelle.

Deuxième gros facteur : combien tu peux mettre par mois au-dessus des minimums. C’est vraiment le nerf de la guerre. Si tu arrives à dégager 200 € de plus chaque mois, tu divises littéralement par deux ou trois ton temps de remboursement par rapport à quelqu’un qui paie juste les minimums. Genre, sur 10 000 € de dettes avec des taux moyens autour de 12 %, en payant juste les minimums tu mettras 7-8 ans. Avec 200 € supplémentaires par mois, tu passes à 3 ans. Énorme différence.

Troisième facteur : tes taux d’intérêt. Plus ils sont élevés, plus ça va te prendre du temps (sauf si tu utilises l’avalanche). Parce que chaque mois, une grosse partie de ton paiement part dans les intérêts plutôt que dans le capital. C’est pour ça que les cartes de crédit à 18 % sont des pièges à con : tu peux payer 100 € par mois et voir ton solde baisser de seulement 70 € parce que 30 € sont partis en intérêts. Flippant.

Des exemples concrets pour te projeter

Allez, je te donne quelques scénarios réalistes pour que tu puisses te projeter selon ta situation. J’ai pris des cas typiques que je vois souvent :

Scénario 1 : Le jeune actif en début de carrière

  • Dettes totales : 5 000 € (2 500 € carte crédit à 16 %, 2 500 € prêt conso à 9 %)
  • Capacité mensuelle : 250 € (minimums + 100 € supplémentaires)
  • Méthode : Snowball
  • Durée : 22-24 mois environ

Ce profil, c’est souvent des dettes accumulées pendant les études + premiers achats de jeune actif (meuble, ordi, etc.). Avec un peu de discipline et en augmentant progressivement la capacité de remboursement (augmentation de salaire, réduction de dépenses), c’est gérable en 2 ans.

Scénario 2 : Le couple avec plusieurs crédits

  • Dettes totales : 18 000 € (crédit auto 10 000 € à 5 %, crédit travaux 6 000 € à 7 %, carte crédit 2 000 € à 18 %)
  • Capacité mensuelle : 500 € (minimums + 180 € supplémentaires)
  • Méthode : Avalanche (carte d’abord, puis hybride)
  • Durée : 38-42 mois environ (3 ans et demi)

Là c’est un profil classique de couple installé qui a accumulé des crédits « de vie » (voiture, appart, petites galères). Avec deux salaires et une vraie volonté, c’est jouable en moins de 4 ans.

Scénario 3 : Le cas difficile (grosse dette, petit budget)

  • Dettes totales : 25 000 € (multiples crédits renouvelables + découvert chronique)
  • Capacité mensuelle : 350 € (minimums + seulement 80 € supplémentaires)
  • Méthode : Snowball obligatoire (pour tenir moralement)
  • Durée : 60-70 mois environ (5-6 ans)

Ça, c’est le profil le plus galère. Souvent lié à une période de chômage, séparation, problème de santé… Ça va être long, mais c’est faisable. Le truc, c’est de tenir le cap et d’essayer d’augmenter progressivement sa capacité de remboursement (prime, heures sup, vente d’objets, etc.).

Comment accélérer le processus

Bon, maintenant la vraie question : comment tu peux faire pour aller plus vite ? Parce que franchement, personne n’a envie de rester endetté pendant 5 ans s’il peut faire en 3. Voilà quelques leviers concrets :

Augmenter tes revenus (même temporairement) :

  • Heures supplémentaires au boulot (si possible)
  • Mission freelance le soir/week-end (rédaction web, design, dev, coaching, cours particuliers sur Superprof…)
  • Vendre tout ce qui traîne chez toi (Vinted pour les fringues, Leboncoin pour le reste)
  • Location ponctuelle (ta place de parking sur Monsieurparking, ta voiture sur Getaround, une chambre sur Airbnb…)

Même 150-200 € de plus par mois pendant 1 an, ça fait 1 800-2 400 € de dettes en moins. Et ça peut raccourcir ta durée totale de 6-8 mois facilement.

Réduire drastiquement tes dépenses (mode survie pendant quelques mois) :

  • Annule tous les abonnements non-essentiels (streaming, salle de sport, box beauté, etc.)
  • Passe en mode batch cooking et meal prep pour diviser ta facture bouffe par 2
  • Limite drastiquement les sorties (invites chez toi plutôt qu’au restau, soirées Netflix au lieu du ciné)
  • Change de forfait mobile/internet pour des trucs moins chers (genre Prixtel ou Free)

Je sais, ça fait pas rêver. Mais si tu fais ça sérieusement pendant 6-12 mois, tu peux facilement gratter 200-300 € supplémentaires par mois. Et ça change TOUT.

Utiliser les rentrées d’argent exceptionnelles : Prime de fin d’année, 13ème mois, remboursement impôts, héritage (même petit), chèque cadeau transformé en cash… Tout ça file direct dans les dettes. Pas de cadeau pour toi, pas de vacances, pas de nouvelle TV. Tout dans les dettes. C’est radical mais efficace.

Une dernière astuce qu’on oublie souvent : le refinancement. Si t’as plusieurs crédits conso avec des taux abusés, tu peux faire un rachat de crédits pour tout regrouper en un seul prêt avec un taux plus bas. C’est pas gratuit (y’a des frais de dossier), mais si ça te fait passer de 14 % moyen à 6 %, sur 15 000 €, tu peux économiser genre 3 000-4 000 € sur la durée totale. Fais des simulations sur Meilleurtaux ou Empruntis pour voir si c’est rentable pour toi.

Conclusion : ta roadmap pour te libérer de tes dettes

Bon alors, on récap tout ça parce que je t’ai balancé pas mal d’infos. T’as maintenant deux stratégies solides pour rembourser tes dettes : le snowball qui joue sur la motivation avec des victoires rapides, et l’avalanche qui optimise tes économies d’intérêts. Y’a pas de mauvais choix entre les deux, juste celui qui correspond le mieux à ta personnalité et ta situation.

Si t’as besoin de résultats concrets rapidement pour tenir le cap, vas-y sur le snowball. Si t’es un esprit rationnel qui kiffe les tableurs Excel et qui peut tenir sur la durée sans gratification immédiate, tente l’avalanche. Et franchement, rien ne t’empêche de mixer les deux ou de changer de méthode en cours de route. L’important, c’est de commencer et de tenir.

Ce qui compte vraiment au final ? Que tu passes à l’action dès aujourd’hui. Liste toutes tes dettes, calcule ce que tu peux mettre par mois, choisis ta méthode, et go. Parce que dans 2-3 ans, quand tu auras rayé ta dernière dette et que tu pourras enfin respirer financièrement, tu vas kiffer d’avoir commencé maintenant plutôt que d’avoir encore procrastiné 6 mois.

Allez, tu l’as ce plan de remboursement. Maintenant faut juste le lancer. Et crois-moi, le sentiment de liberté quand tu fais ton dernier virement de remboursement… y’a rien de mieux. Tu vas y arriver. 💪

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